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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /Oct /2006 11:13

Brèves nouvelles n. 94 (association Luberon Nature)

PROJET D'UNITÉ DE GAZÉFICATION DE MARCS DE RAISINS ET DE PLAQUETTES FORESTIÈRES À MAUBEC (Coustellet)
Quelques remarques sur le rapport de la Commissaire-Enquêtrice.
D'une façon générale, il apparaît que la Commissaire-Enquêtrice a fait siennes, sans les critiquer réellement, les affirmations du dernier qui a parlé, en l'occurrence EBV. Il est bien normal qu'EBV défende son projet mais il serait non moins normal que ses affirmations soient mises en doute par une autorité impartiale et expérimentée.Par ailleurs, la Commissaire-Enquêtrice indique plusieurs fois, par exemple aux paragraphes III.1.a et III.2.c qu'elle prend en compte la validation du projet par le Ministère pour accepter la position d'EBV. Si cette validation entraîne automatiquement un accord, on pourrait faire l'économie de l'enquête publique.Dans les chapitres III.5, III.6 et III.7, elle renvoie assez systématiquement à l'appréciation de la DRIRE la recevabilité des informations données par EBV, ce qui est acceptable si la DRIRE ne se sent pas liée par la validation du Ministère, et si sa responsabilité est clairement précisée dans le cas où l'avenir révèlerait qu'elle s'est trompée. Faute de satisfaire à ces deux conditions, son appréciation n'aurait évidemment aucune valeur.Cela dit, à peu près tous les paragraphes du chapitre III du rapport sont contestables. Pour éviter d'ajouter quinze nouvelles pages aux quinze pages de ce chapitre, nous nous contenterons de quelques remarques.
III.1.b. Aspect novateur et expérimental du projet.Il résulte de l'exposé des multiples travaux partiels ayant conduit au projet que celui-ci est bien expérimental et n'a jamais été validé en entier. Faut-il faire une telle expérience au milieu d'une agglomération ? D'ailleurs, la Commissaire-Enquêtrice note bien que sa faisabilité est seulement envisageable. Elle note également son intérêt au point de vue développement durable, ce que nous contestons.
III.2.b. Pérennité de l'alimentation en marcs de raisins. Il est étonnant de constater que c'est le risque de pénurie de marcs de raisins qui a amené EBV à utiliser aussi des plaquettes, et qu'on se préoccupe de la possibilité de ne fonctionner qu'avec des plaquettes ! Pourquoi alors installer l'usine à Coustellet ?
III.2.c. Rendement de l'installation.Notre propos, dans le cadre de l'Enquête Publique, n'est pas de savoir si la proposition d'EBV est conforme aux termes de l'Appel d'Offres du Ministère, mais de savoir si le projet a un sens ou non, et pour cela de connaître son rendement réel. EBV se retranche derrière la difficulté de connaître l'énergie de la biomasse entrante, en raison de la variabilité de son PCI. C'est une esquive (comme une bonne partie des réponses d'EBV), car si le PCI exact n'est pas connu, son ordre de grandeur l'est: 3000 à 3600 kWh par tonne. Cela permet d'estimer le rendement réel de 20 à 25 %.On nous explique maintenant que la vapeur produite sera utilisée par la distillerie. C'est en contradiction avec le document 2 du dossier de l'enquête publique qui précise page 14 que les différentes formes d'énergie produites sont de l'électricité injectée sur le réseau et de la chaleur utilisée pour le séchage de la biomasse, la vapeur étant valorisée dans une turbine pour produire une partie de cette électricité. Il en résulte que seuls 12,5 Mwe sortent de l'installation.
III.3.a. et III.2.b. Rentabilité de l'usine et financement du projet.EBV se défend sur ces points en faisant référence aux décisions du Ministre, ce qui nous amène à poser une nouvelle fois la question: pourquoi une enquête publique ? La Commissaire-Enquêtrice précise deux fois que le projet ne fait pas l'objet de subventions et qu'aucun fond public n'y est engagé. C'est faux, car il est indiqué sur le document 1 du dossier d'enquête publique que le séchoir est cofinancé par l'ADEME. Par ailleurs, il est connu, et reconnu, que le prix de reprise imposé à EDF entraîne obligatoirement une prise en charge importante par ses clients obligés.
III.4.a. Implantation géographique.L'usine est bien dans le PNRL, la RN 100 n'ayant rien à voir là-dedans. Il est inquiétant d'apprendre de la Direction Régionale de l'EDF que les malheureux 12,5 MW injectés dans le réseau constituent un élément important pour la stabilité de l'alimentation électrique de la Région PACA !La position de la Commissaire-Enquêtrice dans ce paragraphe relève du rêve quand elle écrit que l'implantation à Coustellet limitera les nuisances liées au trafic routier. Le marc est actuellement évacué dans un rayon de quelques kilomètres alors que les plaquettes seront importées au prix de rotations de 700 à 800 km.
III.5. et III.6. Impact et risques liés à l'installation.Nous ne discuterons pas en détail ces chapitres. Nous avons dit par ailleurs ce que nous en pensions. La lecture détaillée des documents présentés à l'enquête publique (document 4 page 26, évaluation des risques sanitaires pages 55 et 83, document 5, pages 9 et 27) montre que les conclusions optimistes et péremptoires sont en réalité fondées sur des considérations beaucoup plus incertaines. Il y a en réalité des risques, faibles dans certains cas, mais néanmoins réels. Nous considérons de plus que l'usine génèrera, quoi qu'on en dise, des bruits et des odeurs.Nous maintenons que l'usine décrite par EBV est une usine virtuelle qui ignore complètement les contraintes et les effets d'une usine réelle, et qu'en particulier les périodes à problèmes, démarrage et incidents, n'ont pas été prises en compte. Il est dit au paragraphe III.5.c. que ces phases seraient d'une durée extrêmement réduite (une quinzaine de minutes à quelques heures). C'est ignorer, ou faire semblant d'ignorer, ce qu'est la mise en route d'une installation expérimentale, qui durera en réalité des mois voire un an ou deux, au grand dam des voisins.Au paragraphe III.5.f., il apparaît que la seule solution certaine en ce qui concerne les cendres consiste à les confier à un Centre d'Enfouissement Technique. C'est un beau résultat quand on le compare au fait que les marcs actuels, une fois compostés, servent de fertilisants ! Nous renouvelons notre demande qu'aucune autorisation ne puisse être donnée tant qu'une utilisation raisonnable des cendres n'est pas assurée et qu'une nouvelle enquête publique globale incluant cet aspect n'a pas eu lieu.
III.7. Impact sur les transports.Nous avons déjà dénoncé la tromperie sur le trafic de camions. Celui qu'on arrête ne représente à chaque voyage que quelques kilomètres, celui qu'on crée 700 à 800 km.Quant à la référence à des plaquettes d'origine plus proche, elle est nouvelle. Rien dans le dossier d'enquête publique ne l'annonce. A ce titre, elle mériterait beaucoup plus de précisions et d'engagements, comme le réclame d'ailleurs la Commissaire-Enquêtrice.

A Apt, le 11 Septembre 2006.

Par la rédaction - Publié dans : Usine de gazéification
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 12:31

Mercredi 26 juillet 2006. Retour de vacances... Et oui, ils sont nombreux à venir ici, dans le Luberon, à prendre le soleil et respirer l'air pur. Pour nous qui y vivons en permanence, notre façon de changer d'air c'est de partir ailleurs... pour mieux apprécier encore la région où nous vivons et que nous aimons. Il fait encore très chaud, mais il semble que la canicule tire à sa fin, espérons !

Une belle brochure en couleur

Depuis quelques années, la forte chaleur, associée aux pollutions diverses, crée comme une chape grise qui pèse sur la vallée et la montagne... Il faudra bien qu'un jour chacun fasse les efforts nécessaires pour que ces pics d'ozone deviennent moins fréquents. Retour à la maison : nous sommes heureux de nous retrouver chez nous, promesse de revoir les amis de la région ou de passage, de reprendre le travail... La joie d'ouvrir sa boite à lettres... Une belle brochure en couleur : sympa, la communauté de communes de Coustellet nous informe : allier la tradition et la modernité, un beau programme, de belles photos. Si je n'habitais pas déjà Coustellet ou sa région, je viendrai bien m'y installer avec ma petite famille.

Attention, piéton !

Direction le marché paysan ! A pied bien sûr, on ne va pas prendre la voiture pour faire 800 mètres, je sais ça se fait. Oups ! J'avais oublié que pour parvenir jusqu'à la place il fallait se frayer son chemin... Au rond-point du collège, comme un avant-goût de ce qui nous attend... les voitures roulent vite. Attention, piéton ! Il y a bien des trottoirs mais ce sont les voitures qui les occupent ! Certains, laissent le moteur en marche, afin de garder la clim en fonction, sympa les gaz d'échappement et l'odeur... Faute de place sur les trottoirs, les piétons sur la route... Les conducteurs semblent ne pas apprécier l'empiètement de ces intrus sur leur piste de vitesse. Ils oublient qu'en "ville" la vitesse est limitée à 50 km/h... à quand une zone 30 à Coustellet ? J'aime ce petit marché du mercredi. Nous allons pouvoir faire le plein de vitamines avec les bons produits du cru.

Projet en douce

Entre tomates et salades, une petite dame distribue une feuille, que j'accepte bien entendu, curieux de tout. Impression de mes sens abusés, défaut de vision, ou coup de chaleur ? Je crains de ne plus savoir lire : "prochainement à Coustellet... une usine de gazéification... l'enquête publique se termine le vendredi 28 juillet". Est-ce possible ? Personne ne semble être informé. Nous tombons de haut. Je n'ose croire que l'on aurait profité de la torpeur de l'été pour faire passer un tel projet en douce. Mais surtout que les maires de nos communes (j'ai voté pour eux successivement à Oppède et à Cabrières) ne nous aient pas informé. D'accord c'est à Coustellet et pas en centre de village (loin des yeux, loin du coeur), nous avons l'habitude de ne pas recevoir toute l'information municipale... mais tout de même ! Et puis il y a bien une "communauté de communes de Coustellet", serait-elle impuissante à ce point ? Une coquille vide ? Ne serait-elle pas informée de ce qui se passe sur la commune de Maubec (mauvaise communication entre élus) ? Je commence à perdre mes illusions sur la démocratie locale.

Un indice digne de Da Vinci Code

En rentrant à la maison, troublé et quelque peu amer, je vérifie : rien dans cette belle brochure. Si ce n'est un indice, digne de Da Vinci Code, qui avait échappé à ma première lecture : le logo de la communauté de communes, dont "le mot CO est apparu comme une évidence...", j'aurai du y penser : CO = monoxyde de Carbone ! La torchère de cette usine de gazéification devra être utilisée pour éliminer le monoxyde de carbone, produit en excès, en particulier en cas de dysfonctionnement"...

FM

Par la rédaction - Publié dans : L'humeur du jour
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 09:02

L'idée de ce site est de donner la parole aux habitants de Coustellet, hameau du Vaucluse, point de rencontre entre cinq villages : Cabrières d'Avignon, Oppède, Lagnes, Robion et Maubec. Faisons de Coustellet un lieu où il fait bon vivre dans le Luberon.

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Francis Manguy

Par la rédaction - Publié dans : Coustellet Info
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